
Les femmes de l’ombre
mars 16, 2008D’ordinaire, je ne raffole pas des films historiques. Au ciné, j’ai juste besoin de m’évader et retrouver sur grand écran les catastrophes qu’a connu le monde ne m’enchante pas plus que ça. Mais il reste des sujets qui me passionnent. Des cours que je n’aurais manqués pour rien au monde au lycée. Parmi ces thèmes, il y a la Seconde Guerre Mondiale, qui m’effraie et me fascine en même temps.
Après avoir vu ce film de Jean Paul Salomé, « Les femmes de l’ombre », qui évoque cette période trouble et si violente, j’ai toujours la même certitude. Jamais, non jamais, je n’aurai eu la force, le cran, la rage de vivre dans cette inhumanité. Jamais je n’aurai eu le courage de combattre, de subir la torture, d’être humiliée à ce point sous les barbaries nazies. Non, moi, tout ce que je sais, c’est que j’ai aimé ce film.
Plein de cruauté et de crédibilité, il nous jette au milieu de ces femmes déterminées à sauver leur patrie. Qu’elles aient la foi ou non, elles ont donné leur âme et parfois leur vie pour que nous soyons libres. Très émouvant et souvent difficile à regarder vraiment, tant les scènes de torture paraissent réelles.
Les acteurs sont excellents. Sophie Marceau, en tête de ce commando, est très juste et magnifique. Julie Depardieu est une « putain » élégante et prouve encore un fois son immense talent. Marie Gillain en fragile amoureuse trouve un rôle qui lui va comme un joli gant. Déborah François ne m’a pas époustouflée mais garde une grande fraîcheur malgré les circonstances. Enfin, les deux hommes du film sont présents mais n’écrasent en rien le jeu de ces demoiselles. Julien Boisselier, peu habitué à ce genre de film, montre sa capacité d’adaptation en interprétant un résistant tendre et sincère. Et c’est un grand plaisir pour moi de retrouver le jeune Vincent Rottiers (vu dans Mon ange avec Vanessa Paradis), même si son personnage n’apparaît pas très souvent dans le film.
En bref, un très bon film, bien filmé, parfaitement joué et qui met en lumière ces héroïnes du 2àème siècle pour leur rendre tout l’hommage qu’elles méritent.
