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Rosemary’s baby

mars 23, 2008

Rosemary’s baby

d’Ira Levin

 

Le titre de ce roman sorti en 1967 sonne déjà à l’oreille de la plupart des gens comme un nom familier, vu le succès du film qui en a été tiré en 1968 par Roman Polanski. Je faisais partie de ces personnes qui en ont entendu parler, mais je ne savais même pas de quoi ça parlait. Alors, quand j’ai croisé ce livre dans les rayons de la médiathèque municipale, je m’en suis emparée, poussée par la curiosité qui me caractérise toujours.

Dans la préface, on nous prévient un peu : « Bien peu de lecteurs peuvent refermer ce livre avant d’en avoir achevé la lecture ; et après l’avoir lu, personne ne peut tout à fait l’oublier ». Le problème c’est qu’il faut bien dormir de temps en temps, et il est vrai qu’il a été difficile de le poser à ce moment là.

livre rosemary’s baby

Tout commence comme dans un conte de fées… Un joli couple de jeunes mariés avec des projets d’avenir plein la tête, emménage dans l’appartement de leurs rêves, celui dans lequel ils veulent fonder une famille. Un soir, à la suite d’un drame, ils rencontrent leurs voisins, des gens charmants et attentionnés… Peut-être un peu trop…

On ne se rend pas vraiment compte à quel moment on bascule dans l’horreur, sûrement parce qu’on est tellement pris dans l’histoire que ça coule tout seul.

Sans dévoiler la fin, ce qui serait vraiment dommage, je ne peux dire qu’une chose : si vous aimez le suspense, précipitez vous sur Rosemary’s baby… et méfiez vous de vos voisins… Trop de gentillesse tue la gentillesse.

 

Extrait :

« Il y avait une foule de dangers à éviter dans les mois à venir  incendies, chutes, accidents de voiture ; dangers qui n’en étaient pas auparavant, mais qui devenaient menaçants maintenant qu’Andrew-ou-Susan était en route, avait commencé à vivre (Oui, à vivre !). Elle allait renoncer à la cigarette qu’elle fumait de temps en temps. Et demander son avis au Dr Sapirstein au sujet des cocktails.

Si seulement elle savait encore prier ! Comme ce serait bon de pouvoir tenir de nouveau un crucifix et parler à Dieu : lui demander qu’il la protège pendant les huit mois encore à venir ; qu’elle n’attrape pas la rougeole, et qu’on ne lui fasse pas prendre de médicament miracle qui provoquerait les mêmes effets que la Thalidomide. Que les huit mois se passent bien, sans accident, sans maladie, huit mois pendant lesquels il faudrait faire provision de fer, de lait, de soleil.

Tout à coup elle se rappela l’existence du porte-bonheur, la boule d’argent avec la racine de tannis ; et, si idiot que cela puisse paraître, elle eut envie – non, c’était réellement un besoin – de l’avoir autour du cou. Elle   de son lit, alla sur la pointe des pieds jusqu’à sa coiffeuse, le tira de sa boîte en fer-blanc et déroula le papier d’aluminium qui l’emmaillotait. L’odeur de la racine de tannis n’était plus la même : elle était aussi forte, mais plus du tout désagréable. Elle passa la chaîne par-dessus sa tête. »

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