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Paris

mars 26, 2008

Manger du chocolat en regardant Romain Duris, avouez que c’est quand même le pied. C’est presque aussi bien que de l’avoir en vrai en face de moi…Et je ne me pardonnerai jamais de l’avoir raté pour l’avant-première du dernier Klapisch, “Paris”, à Montpellier.

affiche Paris

Duris et Klapisch, c’est une grande histoire d’amour. Et moi j’aime les belles histoires simples de gens parfois compliqués, qui parlent de la vie dans toute sa beauté et son injustice. Je l’ai déjà dit plusieurs fois mais, pour moi, c’est ça le cinéma. Comme une voyeuse passionnée, j’assume complètement d’aimer regarder ces personnages exister, tomber amoureux ou parler de la mort.

Une farandole d’acteurs fabuleux nous laissent donc entrer chez eux et on plonge au fond de leur cœur. Juliette Binoche, comme on ne la voit pas souvent, est fantastique de simplicité et de générosité. Luchini est absolument génial de justesse et très touchant. Et puis Mélanie Laurent (ma révélation 2006), Julie Ferrier (très attachante), Gilles Lellouche (séduisant)…  Tous sont magnifiques.

Je ne peux conclure cette critique sans reparler de Romain… Toujours, et même de plus en plus ch’boumant, avec un regard fascinant et une présence hallucinante… et une façon de jouer qui n’appartient qu’à lui….

Si Klapisch est le réalisateur d’une génération, ,e suis heureuse d’en être la cible parfaite… “Paris” est un film à voir, et à revoir!

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Modern love

mars 24, 2008

C’est une comédie sentimentale qui parle des comédies sentimentales. Qui se fout des clichés romantiques et qui les assument… Un de ces films dont nous, les filles, on raffole parce que ça fait rêver et rire aussi. Des histoires qui se croisent, des destins qui s’entremêlent et qu’on suit avec l’envie que ça se termine bien.

modern love

Pour vous la faire courte, Eric, n’a jamais oublié Marie, son grand amour, qui l’a fait souffrir en le quittant. Un jour, ils se retrouvent et il croit à sa deuxième chance. Elsa, jeune et belle célibataire attend le prince charmant et finit par le croiser. Marianne et Vincent, héros du film qui rassemble tous les personnages, sont absolument différents et pourtant ils vont s’aimer…

Comme je ne veux pas dévoiler trop de choses et vous laisser les surprises intactes, je vous parlerai juste des acteurs. Ils sont de cette génération qui m’enchantent à chaque fois.

Alexandra Lamy est rayonnante, Berénice Bejo lumineuse, Clotilde Courau très touchante. Stéphane Debac est très crédible en prince charmant (hum hum) et PEF terriblement attachant. Un petit moins pour Stéphane Rousseau, mais je suis sûre qu’il aurait été beaucoup mieux dans un autre rôle….

“Modern Love” est un de ces films qui met du baume au cœur. On sourit beaucoup, on est émus aussi, on a envie de chanter avec eux et qu’ils se réconcilient. Et tant pis si on nous sort le cheval blanc qui va avec le prince, moi ça me rappelle mes rêves de petite fille, quand je croyais qu’il fallait juste embrasser les crapauds….

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Chroniques de Los Angeles

mars 24, 2008

Chroniques de Los Angeles d’Annette Levy-Willard

Roman ou vrai documentaire? L’auteure a-t-elle ajouté quelques bribes de réalité dans la fiction ou l’inverse? Impossible de le savoir ou de définir ce livre.

chroniques de los angeles

Journaliste pour Libération, nouvelle Américaine après avoir suivi son mari acteur dans la Cité des Anges, Annette Levy-Willard nous décrit la vie hollywoodienne dans son quotidien superficiel. Le désamour des Américains pour les Frenchies suite au refus de Chirac d’envahir l’Irak, l’importance du paraître, l’adolescence débauchée… Elle nous dresse, un peu à la manière d’un Ted Stanger, un portrait pas vraiment acidulé de cette culture si diférente.

“Chroniques de Los Angeles” est écrit avec un style très vivant, léger et en même temps plutôt intéressant. Rien ne nous est épargné, c’est drôle, et on sentirait presque le soleil californien sur nos visages…

Extrait :

“Pendant mes premières semaines à Los Angeles, au risque d’affaiblir encore le fonctionnement de mes neurones usés par le soleil et l’air du Pacifique, j’ai parcouru la presse spécialisée de Us à People en passant par Variety et The Hollywood Reporter, avec l’application que j’avais mise dans le dépouillement des archives poussiéreuses de la Seconde Guerre mondiale. Emportée par le flot d’infos sur les fiançailles, les grossesses et, surtout, les anniversaires des stars, accablée par les articles sur les salaires à six “chiffres” des cadres des studios, je sombrais lentement dans une forme de dépression proche de celle des femmes au foyer du Middle West quand le cercle le plus recherché du top de la célébrité s’est soudain ouvert devant moi : la cérémonie de remise des Golden Globes”

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Duffy

mars 23, 2008

Galloise d’origine, Duffy est l’artiste du moment à découvrir. Mêlant le rock à la soul, le tout rappelant les années 60, c’est une vraie révélation qui, espérons-le, s’inscrira dans la durée.

Pour ceux ou celles qui ne la connaissent pas encore, voici en vidéo le titre “Rockferry” extrait de son premier album du même nom.

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Rosemary’s baby

mars 23, 2008

Rosemary’s baby

d’Ira Levin

 

Le titre de ce roman sorti en 1967 sonne déjà à l’oreille de la plupart des gens comme un nom familier, vu le succès du film qui en a été tiré en 1968 par Roman Polanski. Je faisais partie de ces personnes qui en ont entendu parler, mais je ne savais même pas de quoi ça parlait. Alors, quand j’ai croisé ce livre dans les rayons de la médiathèque municipale, je m’en suis emparée, poussée par la curiosité qui me caractérise toujours.

Dans la préface, on nous prévient un peu : « Bien peu de lecteurs peuvent refermer ce livre avant d’en avoir achevé la lecture ; et après l’avoir lu, personne ne peut tout à fait l’oublier ». Le problème c’est qu’il faut bien dormir de temps en temps, et il est vrai qu’il a été difficile de le poser à ce moment là.

livre rosemary’s baby

Tout commence comme dans un conte de fées… Un joli couple de jeunes mariés avec des projets d’avenir plein la tête, emménage dans l’appartement de leurs rêves, celui dans lequel ils veulent fonder une famille. Un soir, à la suite d’un drame, ils rencontrent leurs voisins, des gens charmants et attentionnés… Peut-être un peu trop…

On ne se rend pas vraiment compte à quel moment on bascule dans l’horreur, sûrement parce qu’on est tellement pris dans l’histoire que ça coule tout seul.

Sans dévoiler la fin, ce qui serait vraiment dommage, je ne peux dire qu’une chose : si vous aimez le suspense, précipitez vous sur Rosemary’s baby… et méfiez vous de vos voisins… Trop de gentillesse tue la gentillesse.

 

Extrait :

« Il y avait une foule de dangers à éviter dans les mois à venir  incendies, chutes, accidents de voiture ; dangers qui n’en étaient pas auparavant, mais qui devenaient menaçants maintenant qu’Andrew-ou-Susan était en route, avait commencé à vivre (Oui, à vivre !). Elle allait renoncer à la cigarette qu’elle fumait de temps en temps. Et demander son avis au Dr Sapirstein au sujet des cocktails.

Si seulement elle savait encore prier ! Comme ce serait bon de pouvoir tenir de nouveau un crucifix et parler à Dieu : lui demander qu’il la protège pendant les huit mois encore à venir ; qu’elle n’attrape pas la rougeole, et qu’on ne lui fasse pas prendre de médicament miracle qui provoquerait les mêmes effets que la Thalidomide. Que les huit mois se passent bien, sans accident, sans maladie, huit mois pendant lesquels il faudrait faire provision de fer, de lait, de soleil.

Tout à coup elle se rappela l’existence du porte-bonheur, la boule d’argent avec la racine de tannis ; et, si idiot que cela puisse paraître, elle eut envie – non, c’était réellement un besoin – de l’avoir autour du cou. Elle   de son lit, alla sur la pointe des pieds jusqu’à sa coiffeuse, le tira de sa boîte en fer-blanc et déroula le papier d’aluminium qui l’emmaillotait. L’odeur de la racine de tannis n’était plus la même : elle était aussi forte, mais plus du tout désagréable. Elle passa la chaîne par-dessus sa tête. »

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Bienvenue chez les Ch’tis

mars 23, 2008

Un phénomène que ce film… Des salles de ciné pleines à craquer plusieurs fois par jour dans toute la France, des séances ajoutées pour satisfaire le plus de monde possible, un formidable bouche à oreille qui en a déjà fait, à peine une semaine après sa sortie, un film culte…. J’ai le cœur plein de joie et de respect pour le Tiot Dany Boon, avec lequel je partage beaucoup de valeurs ainsi que la ville de naissance. Parce que, ce succès, il le mérite vraiment.

 

affiche bienvenue chez les ch’tis

Revenons à nos Ch’timis…. On nous avait promis des éclats de rire, la salle en a été secouée plus de fois que je n’ai pu le compter. Mais on ne nous avait pas parlé de l’émotion. Cette émotion qui m’a envahie plusieurs fois, doucement.

Les larmes aux yeux, j’ai eu devant moi les images de mon enfance, les paysages et les personnes si chaleureuses qui y vivent. Je n’avais jamais remarqué comme tout ça était beau. A tel point que j’ai eu presque envie d’y retourner !

“Bienvenue chez les Ch’tis” est donc un pur concentré de bonheur avec des acteurs (et tout particulièrement Dany, Kad Merad et Anne Marivin) excellents ! Un vrai régal !

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Les femmes de l’ombre

mars 16, 2008

D’ordinaire, je ne raffole pas des films historiques. Au ciné, j’ai juste besoin de m’évader et retrouver sur grand écran les catastrophes qu’a connu le monde ne m’enchante pas plus que ça. Mais il reste des sujets qui me passionnent. Des cours que je n’aurais manqués pour rien au monde au lycée. Parmi ces thèmes, il y a la Seconde Guerre Mondiale, qui m’effraie et me fascine en même temps.

Après avoir vu ce film de Jean Paul Salomé, « Les femmes de l’ombre », qui évoque cette période trouble et si violente, j’ai toujours la même certitude. Jamais, non jamais, je n’aurai eu la force, le cran, la rage de vivre dans cette inhumanité. Jamais je n’aurai eu le courage de combattre, de subir la torture, d’être humiliée à ce point sous les barbaries nazies. Non, moi, tout ce que je sais, c’est que j’ai aimé ce film.

Les femmes de l’ombre

Plein de cruauté et de crédibilité, il nous jette au milieu de ces femmes déterminées à sauver leur patrie. Qu’elles aient la foi ou non, elles ont donné leur âme et parfois leur vie pour que nous soyons libres. Très émouvant et souvent difficile à regarder vraiment, tant les scènes de torture paraissent réelles.

Les acteurs sont excellents. Sophie Marceau, en tête de ce commando, est très juste et magnifique. Julie Depardieu est une « putain » élégante et prouve encore un fois son immense talent. Marie Gillain en fragile amoureuse trouve un rôle qui lui va comme un joli gant. Déborah François ne m’a pas époustouflée mais garde une grande fraîcheur malgré les circonstances. Enfin, les deux hommes du film sont présents mais n’écrasent en rien le jeu de ces demoiselles. Julien Boisselier, peu habitué à ce genre de film, montre sa capacité d’adaptation en interprétant un résistant tendre et sincère. Et c’est un grand plaisir pour moi de retrouver le jeune Vincent Rottiers (vu dans Mon ange avec Vanessa Paradis), même si son personnage n’apparaît pas très souvent dans le film.

En bref, un très bon film, bien filmé, parfaitement joué et qui met en lumière ces héroïnes du 2àème siècle pour leur rendre tout l’hommage qu’elles méritent.